Liste des fiches à jour :
FICHE 1 : réponse à la question "Si la France quitte l'euro, ne risque-t-elle pas d'être complètement isolée en Europe ?"

FICHE 2 : réponse à la question "Le franc ne peut pas lutter avec le dollar, alors que l'euro le peut. N'est-il donc pas dangereux de quitter la zone euro ?"

FICHE 3 : réponse à la question "L'euro c'est la modernité. Le franc est ringard, archaïque"

BIENTOT LA FICHE 4 !

Jean-Claude Trichet, Gouverneur de la BCE
Cela sent le roussi du côté de l'euro, dont un nombre croissant de Français et d'Européens se rendent compte qu'il n'a pas tenu ses promesses, et que bien au contraire il est un frein manifeste à la prospérité et à la hausse du pouvoir d'achat.
Dès lors, c'est l'affolement général du côté des plus zélés défenseurs de la monnaie unique, et voilà qu'Europe1 et son président Elkabbach, toujours prompt à rappeler les dogmes de la bien-pensance quand ils sont discutés, sont allés chercher ce dimanche l'ineffable président de la BCE Jean-Claude Trichet pour faire l'apologie de l'euro en général, et de l'oeuvre de la Banque européenne en particulier.
Cette invitation tombe à pic parce qu'elle nous permet de comprendre un peu mieux encore les travers de l'euro. Ce n'est en effet pas un hasard si l'un de ses plus grands apôtres est Monsieur Trichet, l'ancien gouverneur de la Banque de France des années 1990. C'est bien Monsieur Trichet qui avait décidé cette politique catastrophique d'accrochage idéologique du franc au mark, à une époque où l'Allemagne finançait le coût de sa réunification. Dès lors, la France avait dû subire les hausses d'intérêt utiles à l'Allemagne, mais qui se sont révélées excessivement néfastes pour son économie. Aujourd'hui, la plupart des économistes reconnaissent le caractère absolument aberrant de cette politique uniquement guidée par des présupposés idéologiques. Ils estiment à 1 million de chômeurs le coût de ce choix monétaire, et la récession de 1993, la seule qu'est connue la France depuis 1945, trouve largement ses origines dans cette politique monétaire absurde.
Et pourtant, c'est bien Jean-Claude Trichet qu'on a placé à la tête de la BCE, et c'est bien lui qui vient encore et toujours prôner les mêmes vieilles recettes monétaristes en faillite : indépendance absolue de la BCE (un cas unique au monde), politique des taux déconnectée de la conjoncture des économies européennes, défense de l'euro fort envers et contre tout, même si cela doit pénaliser lourdement nos exportations...L'euro est le fruit de cette idéologie. Il est l'enfant des Trichet et consorts, il est leur instrument, leur joujou. Dans son essence même, la monnaie unique échappe au politique et ne peut survivre qu'à la condition qu'elle soit portée par une Banque Centrale toute puissante. Voilà qui explique pourquoi tous les "Trichet" d'Europe trouvent leur compte dans cette monnaie.