Sondage sur le franc : les chiens de garde sur le qui-vive

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Nous vous l'annoncions il y a quelques jours : un tout récent sondage a montré qu'une majorité de Français, manifestement consciente des méfaits de l'euro, est favorable à un retour du franc !

Comme nous pouvions nous y attendre, très vite les chiens de garde de l'idéologie dominante, celle de l'euro, du libéralisme triomphant de la Constitution européenne, ont réagi ! Déjà passablement énervés par la "stupidité" du peuple français qui a osé dire NON en mai au pacte libéral qu'on lui avait préparé, les chiens de garde ont sorti leurs griffes les plus acérées à l'annonce des résultats du sondage...

 

 

Admirez le mépris dans lequel on tient les Français qui ont osé souhaiter une sortie de l'euro (mais à cela nous sommes presque habitués...). Plus fort encore, les chiens de garde vont même maintenant jusqu'à interdire qu'on pose certaines questions !

Jugez sur ces quelques phrases d'un éditorialiste de France Info, dans sa chronique du 15 décembre, après la publication du sondage :

"Quand on pose des questions absurdes, on obtient des réponses stupides. L'hebdomadaire gratuit Economie Matin et l'association Ethic ont cru malin de demander à un échantillon représentatif de Français : "Si le retour au franc était possible, seriez-vous pour ou contre ?" Vu le climat anti-européen actuel, on ne sera pas étonné d'apprendre que 46% de nous concitoyens sont contre le retour au franc, mais que 47% sont pour. Qu'un ministre allemand ait déclaré que l'euro était un handicap et qu'un ministre italien ait proposé un référendum sur le retour à la lire ne retirent rien à l'absurdité de la question."  

 

Bref, nihil novi sub sole depuis la campagne référendaire. Les éditorialistes de tout poil, ces bons chiens de garde de l'ordre établi, continuent de refuser de réfléchir et restent persuadés de détenir la Vérité absolue face aux masses populaires congénitalement bêtes.

Quelque chose me dit qu'avec ce genre de réactions de panique et d'énervement, on craint plus qu'on ne veut bien le dire la sortie de l'euro en haut lieu...

 

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