Veille citoyenne

Situation extrême

Adoption ce week-end d'un nouveau Traité européen qui n'est

rien d'autre que la Constitution Giscard sans le nom,

pourtant rejetée par référendum par 55% des Français !

Entorse extrême à la démocratie, accueillie dans

la joie par les médias complices du pouvoir, alors

que le PS est lui-aussi satisfait.

Ecrivez-nous : sortirdeleuro@yahoo.fr

A diffuser !

5 raisons de sortir de l'euro, à diffuser massivement autour de vous pour expliquer à vos amis en quoi l'euro est une entrave au développement de l'Europe et de la France.

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Mercredi 11 février 2009





Les digues idéologiques ont rompu.
L'hypothèse d'une sortie de l'euro est maintenant ouvertement étudiée dans les cercles économiques. 
Dernier papier en date, celui de Patrick Artus pour Natixis, sur les conséquences prévisibles d'une sortie de l'Espagne de la zone euro.

La crise aidant, les effets négatifs de la monnaie unique commencent à être perçus, alors qu'ils sont durement ressentis par les Européens depuis des années déjà.

Reste à lever une crainte que nous jugeons non fondée : que se passera-t-il le jour d'après ? Quand nous aurons quitté l'euro, ne serons-nous pas victimes des marchés ?

Les analyses officielles continuent de jouer sur cette fibre pour inquiéter les citoyens et les inciter à ne pas réclamer l'introduction de nouvelles monnaies nationales.

Pourtant, une analyse économique sereine nous amène plutôt à croire que c'est la zone euro qui souffrirait d'un départ de l'un de ses membres, et non celui-ci.

Pourquoi ? Tout simplement parce que le départ d'un pays, et a fortiori de plusieurs pays coordonnés, marquerait l'échec de la monnaie unique. Il démontrerait aux fameux "marchés" que l'euro n'est pas viable.

Imaginez un instant que le même jour, l'Espagne, l'Italie, le Portugal, l'Irlande et la Grèce quittent la zone euro et retrouvent leur indépenance monétaire. Croyez-vous que les marchés se jetteraient férocement sur ces 5 pays ou pensez-vous qu'ils vendraient massivement leurs euros, n'ayant plus confiance dans une monnaie que l'on fuit ?

Comme d'autres, nous penchons sérieusement pour la 2ème hypothèse. Il y aura une prime à celui qui partira et un malus pour celui qui restera. Ce d'autant plus que les marchés n'ont déjà plus qu'à moitié confiance dans la monnaie unique. La moindre étincelle pourrait donc allumer le feu.

Par Florent Philippe - Publié dans : Analyses
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