2 sondages viennent nous rappeler l'urgence d'ouvrir de vrais débats

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Deux sondages Ifop sont tombés ce week-end : 69% des Français ne font confiance ni à la gauche, ni à la droite pour apporter des solutions aux problèmes du pays
et 61% des Français estiment qu'il n'y a plus vraiment de différences entre la gauche et la droite.

Si ces chiffres sont surprenants, c'est uniquement par leur ampleur, mais non par le constat éminemment lucide qu'ils dressent.

Si aujourd'hui nous ne parvenons plus à différencier gauche et droite, c'est tout simplement parce que nous les avons vues à l'action toutes les deux, et que nous avons pu ainsi vérifier qu'elles menaient peu ou prou la même politique, inspirée par les mêmes présupposés idélogiques : résignation face aux règles du libéralisme financier, manque de confiance dans la France et son avenir, relégation aux rangs des vieux souvenirs des valeurs qui ont fondé la République, même acceptation de l'Europe de l'euro, cette Europe technocratique, non démocratique et utilisée comme une formidable machine à libéraliser...

Lors de la campagne sur la Constitution européenne, nous avons pu une nouvelle fois constater à quel point gauche et droite marchaient main dans la main...vers le mur.

Ces deux sondages viennent nous rappeler qu'il faudra réussir la campagne pour l'élection présidentielle de 2007. Cela suppose de sortir des faux semblants d'un débat qui n'en est pas un entre deux candidats inspirés par les mêmes choix. Sortir du Ségo/Sarko pour redonner espoir à tout un peuple qui n'a jamais manifesté aussi fortement son désir de changement. Ecouter les messages du 21 avril, du 29 mai, des banlieues, du CPE. Bref, proposer enfin aux Français une réelle alternative.

Cela ne sera bien sûr possible qu'à condition qu'aucun débat ne reste tabou, décrété interdit par quelque autorité bien pensante. La très belle campagne citoyenne qui a précédé le 29 mai a déjà permis de déserrer l'étau. Le pays s'est remis à parler, à débattre, et de tout cela il reste quelque chose de précieux. On peut par exemple se réjouir du fait qu'il est aujourd'hui plus facile qu'hier de critiquer l'Europe libérale, perspective encore inconcevable il y a quelques années.

Continuons donc de défendre le débat, de remettre en cause tous les présupposés. L'euro fait évidemment partie de ces présupposés idéologiques dont nos "élites" refusent de dresser le bilan. Battons nous pour imposer une dynamique favorable aux volontés exprimées dans les urnes le 29 mai, et dans la rue quelques mois plus tard. Ce n'est qu'ainsi qu'on offrira un vrai espoir en 2007.

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National-Libertaire 26/05/2006 22:01

Le "machin de Bruxelles" n'est pas libéral mais socialiste,
cela se reconnait au nombre de lois et règlementations.

Si vous n'appelez pas à voter pour les partisans de OUI,
il va falloir que vous choisissiez parmi les partisans du NON....enfin