La presse le révèle enfin : une explosion des prix depuis l'euro !

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Un article publié ce matin dans le journal « Métro » (page 3 « qu’est-ce qui a augmenté le plus depuis le passage à l’euro ? ») le dit enfin explicitement : depuis le passage à l’euro en janvier 2002, les prix des produits de grande consommation ont littéralement explosé (cf le tableau ci-dessous reproduit dans le journal). Contrairement à ce qu'on nous avait d'abord dit, l'augmentation des prix ne fut pas provisoire, et semble être structurellement liée à l'existence de l'euro. Cela ne fait que confirmer nos analyses sur la nocivité de la monnaie unique et l’urgence qu’il y a à en sortir (cf « 5 raisons de sortir de l’euro »). Nous sommes heureux que peu à peu le débat sur l’euro s’installe dans le pays. Plus grand monde ne croit maintenant que l’adoption de la monnaie européenne est irréversible, c’est un progrès considérable. A nous de continuer à porter le débat et les arguments des économistes, de plus en plus nombreux, qui prônent l’abandon de l’euro !

HAUSSE SENSIBLE SUR LES PRODUITS COURANTS

Janvier 2002                                      Août 2006

Baguette 0,76 (5 F)                      0,85(5,60 F) +12%

Café (en salle) 1,07(7 F)              1,90(12,50 F) +78,5%

Place de cinéma 6,86(45 F)         9(59 F) +31%

Kilo de pommes 1,83(12 F)          2,60(17 F) +42%

Kilo de saumon 10(65 F)              15,85(104 F) +60%

Trois préservatifs 1,53(10 F)        2(13 F) +30%

Litre d’essence 1,22(8 F)              1,35(8,80 F) +10% 

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Leo50 02/12/2006 22:45

A jacques
Je pense que ce n'est pas strictement à cause de l'euro que les prix ont augmenté.
Une partie du coût lié au passage vers l'euro (double comptabilité, changement de caisse, adaptations diverses) a fait grimpé les prix; mais c'est surtout l'effet d'aubaine lié à la perte des valeurs des marchandises qui a eu le + d'impact.
Les prix sont libres. par exemple, un produit vendu 100 F a été vendu 19.99 euros (= 131 F) lors du changement monétaire. Toutes les entreprises ont révisé leurs "prix psychologiques" à la hausse. Les consommateurs ont été les dindons de la farce, et s'en rendent bien compte actuellement, simplement en regardant leur porte-monnaie !
C'est donc tout de même bien "grâce" à l'euro, plus qu'à cause de lui, que les prix ont grimpé. Et comme nos salaires stagnent, le pouvoir d'achat baisse. logique.
Avec l'euro, on nous promettait un avenir radieux. Tardant finalement à venir bien au contraire, maintenant, tout comme vous le faites, on nous promet que "ça aurait été pire sans l'euro" (dévaluation). Comme on ne peut pas prouver ce qui n'est pas arrivé, c'est imparable !
Je veus ma semeuse, vive le franc !

Jacques Heurtault 29/08/2006 21:46

Dans la mesure où la structure même de la consommation évolue (la part dévolue à telle ou telle dépense n'est plus la même qu'il y a 10 ans) il est normal que l'indicateur INSEE soit moins adapté et que , par conséquent, il faille le réviser. Les statisticiens procèdent régulièrement à des révisions de ce type. C'est un processus normal.Cette révision ne peut se faire que par des professionnels de la statistique qui ne se laisseront pas influencer par des considérations politiciennes.Le pouvoir d'achat de nombreux salariés a peut-être diminué. Je ne le conteste pas. Mais cela tient tout simplement au fait que ces salariés ont perdu leur emploi et n'en ont pas retrouvé un autre ayant un  pouvoir d'achat équivalent. J'ai pu expérimenter ce "phénomène" pour moi-même. Aujourd'hui encore, 18 ans après la perte de mon emploi de cadre dans une grande entreprise de l'industrie pharmaceutique, j'ai tout juste retrouvé le niveau nominal de mon salaire de l'époque. Autrement dit, je n'ai pas encore retrouvé mon pouvoir d'achat de cette période. Ne faisant pas le même métier, cela n'a rien d'étonnant!L'euro n'a rien à voir la-dedans.D'autre part,  si on comprend l'idée défendue par Juju, l'Europe libérale est maintenant en vigueur alors que le NON au TCE l'a emporté sans aucune contestation possible. C'est bien ça, Juju? Donc, le projet de TCE n'était peut-être pas aussi "libéral" que certains ont bien voulu nous le dire. Dans quelques années, peut-être même avant, j'en connais quelques uns qui vont  s'en mordre les doigts et qui dirons "Merde, on s'est complètement gouré".Pour ce qui est de faire les courses, étant à temps partiel, à la maison, c'est moi qui les fait tous les vendredi. Mon épouse faisant, elle, le marché tous les samedi. Le prix du poisson a évidemment augmenté, celui des fruits et légumes aussi. Mais ce n'est pas à cause de l'Euro. Je suppose que vous avez entendu parler de la traçabilité des produits. On trouve sur le marché des produits qui sont aujourd'hui de meilleure qualité qu'il y a 10 ans. Cela a un effet sur les prix. L'Euro n'a rien à voir avec ça!Que serait devenu le Franc le 30 Mai 2005, le lendemain de la victoire du NON? Ne Cherchez pas! Voici la réponse : il se serait effondré. Un économie saine ne peut espérer se développer que dans la stabilité monétaire, adossée sur une monnaie forte. C'est le B.A-BA  du bon sens.Si comme je l'ai écrit sur mon blog, les salariés se syndiquaient en masse, le rapport de force entre patrons et salariés changerait en faveur des salariés et le pouvoir  d'achat s'en trouverait nécessairement amélioré. Moi même, je suis syndiqué. Je l'ai toujours été, d'ailleurs (sauf quand j'étais "patron" de ma très très petite boite de 1 collaborateur, en l'occurence moi-même)!Tous les lecteurs de votre blog sont-ils syndiqués? Vous-même, l'êtes vous? 
 

Adrien 29/08/2006 19:50

Vous dites vrai Véritas, hélas ! mais ne désespérons pas, battons nous déjà contre l'horreur libérale européenne, qui s'incarne dans l'euro. On va y arriver !

Veritas 29/08/2006 18:02

Il est certain que les statistiques de l'INSEE sur l'inflation ne reflètent plus du tout aujourd'hui la réalité. L'INC la souligné également dans son rapport sur le pouvoir d'achat.
Savez-vous par ailleurs que dans le calcul de l'évolution du pouvoir d'achat, on inclut les revenus patrimoniaux ? Ce qui signifie que si on ne prenait en compte que les revenus salariaux, le p a des Français reculerait considérablement.
D'autres études affirment que seuls les hauts revenus et les plus bas (grâce aux augmentations du smic) progressent. Toutes les franges intermédiaires stagnent, voire régressent.
La situation est désespérante.

Juju 29/08/2006 15:48

Comment expliquez vous la hausse depuis 2002, précisément 2002, le passage à l'euro ???Même le ministre de l'économie de l'époque, N. Sarkozy, avait reconnu la partialité des données de l'INSEE. Ses méthodes sont contestées par nombre de statisticiens, sachez le.Par ailleurs, vous ne devez pas faire souvent les courses pour n'avoir pas remarqué cette hausse fantastique des prix depuis l'euro. Tout le monde le sent, tout le monde le sait.
Le pire, c'est que ça continue !