Zéro pointé pour l'euro

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Le chiffre est tombé hier soir, imparable, effrayant. 0%. La France a connu une croissance nulle le dernier trimestre. Nous ne sommes plus très loin de la récession.

Les déclarations étrangement optimistes de Thierry Breton et de Manuel Barroso ces dernières semaines ont été rattrapées par la triste réalité : la zone euro est en panne de croissance. Depuis la mise en place de la monnaie unique, chaque année la croissance y est inférieure à celle des Etats européens hors zone. Depuis 5 ans, elle est la région la moins dynamique du monde.

Et pour cause, la zone euro ne peut connaître la croissance dans l'état actuel du système économique et monétaire de l'Europe. Nous n'avons de cesse de montrer que l'adoption d'une même monnaie et d'une même politique monétaire par 12 pays divergents par leur taux de croissance, leur inflation et leur démographie, n'était pas fondée en raison. De récents travaux d'économistes éminents, publiés sur ce site, et le chiffre tombé hier, viennent nous le rappeler avec force.

0%, ce chiffre symbolise le zéro pointé de l'euro. Espérons seulement qu'il aidera à la prise de conscience de l'urgence d'organiser un débat sur l'avenir du système monétaire européen. Ce thème mériterait de se trouver au centre de la campagne de 2007. Avec vous, en utilisant Internet, nous nous y emploierons.

 

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Leo50 03/12/2006 01:12

A Denis castel,
Je défend également la thèse d'une sortie de l'euro. Elle se ferait au départ d'1 F pour 1 euro.
Concernant la dette française, il y aurait beaucoup à dire.  en résumé, la dette est une dette qu'on les français envers eux-mêmes lesquels sont actuellement solvables car trés économes. En prenant en compte la dette publique + dette privée, la situation est loin d'être gravissime comme on nous le serine dans les médias. Ce n'est pas le cas par exemple aux USA où à la fois l'Etat + les ménages ont des dettes incroyables. C'est pourtant ce pays qu'on veut nous donner en exemple. Allez comprendre.
On parle de la future  génération qui sera sacrifiée car c'est elle qui paiera. Pour rappel, une nation est faite de solidarité, notamment intergénérationnelle. Selon les circonstances, les conjonctures, les événements, on se serre les coudes entre générations. L'histoire l'a montré à plusieurs reprises.
Vous parliez de la dette qui serait difficile à rembourser. N'oubliez pas qu'à chaque fois que Jean-Claude augmente le taux, c'est autant de plus à remboursr d'intérêt sur notre dette. ca représente des milliards. Cette politique absurde nous étouffe littéralement.
Je fais remarquer de plus, que ceux qui viennent hurler sur la dette actuellement sont souvent les libéraux libertaires soixhante-huitards qui se sont goinfrés pendant les années 70 et 80 et qui nous ont mis dans cette merde par leur idéologie du laisser-faire.
Vous dénoncez l'immobilisme, la lacheté des élus. Je suis d'accord, mais d'où cela vient-il ? Posez vous la question de savoir ce que peu vraiment faire un gouvernement quand il ne peut même pas définir un taux de TVA pour la restauration, où doit demander la permission pour accorder des aides à telle ou telle profession (comme en 99, pour les agriculteurs sinistrés), de taxer des produits importés qui tuent son tissus économique, et j'en passe, j'en passe !
Que peut-il faire quand 75% du droit est fait à bruxelles, qu'il n'a plus de leviers de pouvoir monétaire, budgétaire et qu'il est obligé de s'adapter à la "liberté des capitaux, des produits, services, personnes" ? Les problèmes de délocalisations, d'immigration, les importations de produits à bas prix qui n'ont pas le même niveau social que nous, la libéralisation du marché de l'énergie... ça vient d'où à votre avis. Vous n'avez sans doute pas idée du peu de pouvoir qu'ont les gouvernements.
Effectivement l'euro n'est pas seul en cause, car l'UE elle-même, par ses règles, par ses traités, rendent nos élus impuissants, lesquels l'ont bien voulu mais sans nous le dire !
Sortir de l'euro ne suffirait pas, il faut également dénoncer les traités, les renégocier, ce qui revient en quelque sorte à sortir de l'UE.
Quand au Non de gauche évoqué par El diablo, effectivement il n'est sont pas crédible. Déjà parceque les cocos étaient au sein de la gauche plurielle, et même au sein du gouvernement sous Jospin, et qu'ils n'ont rien dit, rien fait, à part privatiser à tour de bras, mis en musique la feuille de route bruxelloise. Pas de critique, ou trés faible à l'époque, de la signature de la stratégie de Lisbonne, et de l'Accord du sommet de Barcelone (réforme des retraites, du marché du travail, libéralisation de l'énergie).
Ils ont beau jeu de venir maintenant critiquer la droite en se disant que les gens ont oublié. Alors qu'ils ont été de bons petits rouages du système sous Jospin. On appelle ça des tartuffes !!
Note: ça serait bien d'avoir un forum sur ce site. Plus adapté pour discuter.

el diablo 29/11/2006 10:02

COMMENTAIRE D'UN LECTEUR DE MON BLOG :A propos de gauche - Dois-je m'en excuser ? les difficultés actuelles du rassemblement antilibéral, construction politique qui ne me semble pas répondre aux attentes clairement manifestées du peuple de France, ne parviennent pas à m'émouvoir.- Le 29 mai 2005, les Français n'ont pas seulement dit "non" au TCE, ils ont dit "non" à l'Europe telle qu'ils la vivent, et dont Volskwagen (après Renault) rappelle aux Belges qu'elle est au service du capital.- La gauche antilibérale propose-t-elle de sortir de l'euro, de Maastricht, ou d'arrêter la fuite en avant dans cette Europe dominée par le capital ? Non. - Novembre 2005, un sondage Louis Harris pour Libération nous apprend que 61 % des Français "jugent le capitalisme négatif". Oui, vous avez bien lu : le ca-pi-ta-lisme. Jamais nos concitoyens n'avaient été aussi nombreux à porter un tel jugement : c'est historique. - La gauche antilibérale propose-t-elle d'en finir avec le capitalisme ? Non.- Le même sondage de novembre 2005 nous apprend que parmi les 61 % de Français qui "jugent le capitalisme négatif", 38 % sont des électeurs UMP-UDF.- La gauche antilibérale se propose-t-elle de les rassembler pour en finir avec le capitalisme et construire une société non-capitaliste ? Non.- Voilà pourquoi je n'ai pas de regret que cette construction politique, qui veut diviser le peuple de France en "peuple de gauche" et donc "peuple de droite", disparaisse.De toute évidence, ceux qui s'agitent dans cette gauche antilibérale ont oublié que la seule vraie division du peuple de France, elle se trouve entre exploités et exploiteurs. - Il serait temps que les communistes, organisés et inorganisés, se retrouvent pour faire des propostions aux 61 % de Français qui "jugent le capitalisme négatif". - J-F A.
 

Pok 26/11/2006 18:02

Hum .. Je ne pense que l'euro soit la cause de tous lesproblèmes .. Les pays hors euro ont une plus grande croissance,mais ce serait le cas si on avait garder le franc aussi ..PS : Overblog bug .. si on mets ', ca plante : ex : l'avion s'écrase et j'ai peur alors ..

Denis CASTEL 13/11/2006 23:12

Nos maux n'ont pas commencé avec l'euro, mais vingt ans avant son introduction. Quant aux exemples que vous citez, ils n'ont pas des monnaies moins fortes pour certains (UK). Leur prospérité est-elle due à l'absence d'euro ou à des facteurs spécifiques (recettes pétrolières pour la Norvège, système fiscal en Suisse, libéralisme en Grande-Bretagne, modèle "scandinave" en Suède) ? Sortir de l'euro ne résoudrait en rien les problèmes qui sont les nôtres aujourd'hui.

Juliette 12/11/2006 23:33

Mais enfin, regardez simplement la réalité Denis ! Les pays européens hors euro sont les plus prospères ! Norvège, Suisse, RU, Danemark, Suède...Des Corée du Nord tous ces pays ?Soyez ouvert d'esprit, sortez du politiquement correct et du bien-pensant médiatique.
Quant à une simple réforme de la BCE...d'une part elle ne se fera pas de si tôt (les Allemands sont RESOLUMENT contre), et même si on l'obtenait, elle ne résolverait rien au vice congénital de la monnaie unique : 1 monnaie pour 12 pays très différents qui ne forment pas une zone monétaire optimale, 12 pays aux trajectoires de croissance et d'inflation divergentes.
Je vous invite à lire Jacques Sapir et tous les prix Noble de l'économie qui remettent en cause la pertinence de l'euro.Juliette