Pleurnicher des années sur l'euro fort ne sert à rien !

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Coup sur coup, le ministre du budget Eric Woerth et le président du directoire de PSA Peugeot Citroën Christian Streiff ont dénoncé le niveau de l'euro, jugé beaucoup trop élevé et nuisible à la compétitivité de l'économie française.

Après avoir explosé les records l'an dernier (25 milliards d'euros), le déficit commercial français est en effet bien parti pour battre à nouveau ce triste chiffre cette année, ce qui se traduit par moins de croissance et moins d'emplois.

Cela fait des années que nos responsables politiques s'émeuvent publiquement du niveau de la monnaie unique. Cela fait des années qu'ils nous promettent une réaction ferme et rapide face à la toute-puissante BCE, et notamment en période électorale, n'est-ce pas Monsieur Sarkozy ?... Cela fait pourtant des années qu'ils ne font absolument rien.

L'architecture actuelle du système européen ne leur laisse en réalité aucune marge de manoeuvre. C'est mentir que de nous dire qu'on interviendra pour mettre la BCE au pas. Nos responsables politiques le savent bien. En restant dans le cadre actuel de l'euro, rien ne pourra changer vraiment. Les Traités européens garantissent en effet à la Banque centrale de Francfort une indépendance absolue, d'autant que les Allemands sont très attachés à ce principe et à une monnaie forte.

Dès lors, nous pouvons continuer à hurler longtemps à l'euro fort, rien ne changera. Le système monétaire européen bute sur ses limites intrinsèques, à savoir l'impossibilité de satisfaire les besoins de 13 pays si fondamentalement différents. L'Allemagne, la France ou la Slovénie n'ont pas les mêmes besoins. Les pays de la zone euro ne partagent pas tous les mêmes caractéristiques en terme d'activité, de structure d'exportations, de croissance, d'inflation et de démographie. Ils ne devraient donc pas tous être soumis au même régime. C'est pourtant précisément ce que prévoit le système de l'euro.

La monnaie unique était censée nous apporter croissance et prospérité. Depuis sa création, la morosité n'a jamais été aussi importante. Il y a des conséquences pragmatiques à en tirer. Qui aura le courage de le dire, puis de le faire ?...

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Marc L 07/10/2007 13:17

Une manifestation est organisée sous l’égide du mensuel L’Indépendance et du comité national “Non, c’est non !” le vendredi 19 octobre à 18 heures Place des Victoires (Métro Bourse ou Palais-Royal).

Albertini 26/09/2007 11:39

Chistian et Yann ont tous deux raison contre les calembredaine de certains, que je ne nommerai pas.
Il est évident qu'on ne pourra rien changer à l'euro -sauf peut-^tre si on menace d'en sortir. Ce que se garde bien de faire notre cher Président.

TOURNIER 25/09/2007 11:22

C'est la raison pour laquelle il faut bien séparer la politique MONETAIRE de la politique ECONOMIQUE : autant la politique monétaire menée par les allemads se défend, autant la politique économique menée par Bruxelles est désastreuse... Quand les opinions auront compris cela, un grand pas aura été fait !

yann 20/09/2007 19:25

@Jacques HeurtaultLe bon sens a bon dos quand on est incapable de faire de l'argumentation rationnel, avec des faits. Comme tout les croyants vous dites que les autres sont des ignorant mais vous êtes bien incapable de démontré de façon argumenter vos propos c'est la définition même de l'obscurantisme et de l'ignorance que vous nous reprochez. L'Europe est un fiasco technocratique, la constitution ne fait pas le peuple c'est le peuple qui fait la constitution, il n'ya pas de peuple européen vous le vouliez ou non l'Europe fédéral coure à la guerre civil ou chacun tire la couverture à lui. Mais je sais par expérience qu'un croyant ne raisonne pas de façon cartésienne, il ne sert à rien d'essayer de convaincre des illuminés qui on remplacé dieux par l'Europe, l'euro et le marché.

Jacques Heurtault 19/09/2007 11:16

face à autant d'obstination et de mensonges ou, plus simplement, d'ignorances, je répèterai quelques évidences :1. Parmi les "NON", il y avait les "souverainistes" que je respecte profondément bien qu'étant en profond désaccord avec eux.2. Il y avait aussi les anti-libéraux qui ont menti en faisant croire que le projet de Traité Constitutionnel PREVOYAIT la mise en place de toute une série de dispositifs alors qu'en réalité, ces dispositifs étaient déjà en vigueur avant le vote puisque déjà inclus dans les précédents traités.3. Le résultat, c'est qu'en croyant dire non aux "libéralisme", ils ont en réalité soutenu ce dernier! Les libéraux, les vrais, les durs, n'ont pas besoin de constitution européenne! Au contraire! Moins il y a de règles, plus ils sont contents ...4. Le bon sens le plus élémentaire, c'est de soutenir l'Euro protecteur en veillant simplement à ce qu'il n'atteigne pas des sommets illégitimes ...