Veille citoyenne

Situation extrême

Adoption ce week-end d'un nouveau Traité européen qui n'est

rien d'autre que la Constitution Giscard sans le nom,

pourtant rejetée par référendum par 55% des Français !

Entorse extrême à la démocratie, accueillie dans

la joie par les médias complices du pouvoir, alors

que le PS est lui-aussi satisfait.

Ecrivez-nous : sortirdeleuro@yahoo.fr

A diffuser !

5 raisons de sortir de l'euro, à diffuser massivement autour de vous pour expliquer à vos amis en quoi l'euro est une entrave au développement de l'Europe et de la France.

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Ailleurs en Europe

Samedi 30 juillet 2005

AllemagneEn Allemagne, le démantèlement de l'euro est loin d'être un tabou. Le magazine Stern du 2 juin 2005 y consacre tout un dossier, avec à la une un aigle allemand s'étouffant avec une pièce d'un euro: "Avons-nous avalé l'euro de travers ?", avant de répondre sans ambages : "L'euro nous démolit."

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Il révèle le contenu d'une réunion informelle à Berlin avec le président de la Bundesbank Axel Weber, le ministre des finances Hans Eichel et des économistes. L'un des participants, l'économiste de Morgan Stanley, Joachim Fels, selon qui les divergences économiques dans la zone euro pourraient "conduire d'ici un certain nombre d'années à un démantèlement de l'euro".

- Le ministre de l’Economie, Wolfang Clement, a lui-même rendu l’euro responsable de la stagnation économique dans son pays, en déclarant que l’Allemagne « sacrifie une part non négligeable de sa croissance sur l’autel de l’union monétaire », en raison du niveau des taux d’intérêts imposés par la Banque centrale européenne.

- Une note interne au ministère des finances allemand intitulée "Zone euro : préoccupations croissantes au sujet des différences qui s'accentuent en matière d'inflation et de croissance" estime que "le fossé menace de se creuser encore et il y a donc un risque accru d'une crise d'ajustement."

- Une autre note estime que l'Allemagne a perdu avec le deutschemark l'avantage concurrentiel d'avoir les taux d'intérêt les plus bas en Europe, au profit de pays comme la Grèce, l'Irlande, le Portugal ou l'Espagne. En permettant à ses voisins d'obtenir le même loyer de l'argent qu'elle, l'Allemagne aurait perdu 1,4 point de croissance en 2004.

- Selon un sondage Forsa, 56 % des Allemands souhaitent le retour du mark, 48 % estiment que l'euro a contribué à la mauvaise situation économique en Allemagne et 90 % qu'il a conduit à une augmentation durable des prix.

- Stern évoque enfin un argumentaire juridique selon lequel une sortie de l'euro serait possible, par un accord, au cas où les fondements de l'UEM ne seraient plus respectés. Cet argumentaire est tiré d'un document élaboré par les services du Bundestag à la demande du député eurosceptique Peter Gauweiler (CSU).


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Mercredi 3 août 2005

ItalieComme dans d'autres grands pays européens, la question de l'euro n'est absolument plus taboue en Italie. Là-bas, comme en Allemagne, des responsables politiques et nombre d'économistes prônent une sortie de l'euro afin de se donner les moyens de régler les problèmes structurels du pays, notamment celui de la dette.

Le 28 juillet 2005, Silvio Berlusconi a qualifié l'euro de "désastre" et a déclaré que l'euro de Prodi fut "une belle entourloupe".

L'opinion du chef du gouvernement italien rejoint celle d'un nombre croissant de ses concitoyens. L'euro perd en effet de plus en plus d'adeptes en Italie : il y a 6 mois 65% de soutien de l'opinion publique, aujourd'hui 48% selon les sondages.

La ligue Lombarde a même déclaré qu'elle aurait bientot les 500 000 signatures lui permettant de convoquer un référendum sur la question de l'euro.

La situation économique de la Botte est en effet exécrable. Alors que l'Italie s'enfonce de plus en plus dans la récession, la Commission européenne réclame maintenant une augmentation des taxes. Dans le même temps la Banque Centrale Européenne ne baisse pas ses taux sous prétexte que les pressions inflationnistes seraient trop fortes.

L'Italie ne peut donc espérer aucune aide de la part de la Banque Centrale européenne. Elle comprend jour après jour que la crise qu'elle traverse est structurelle et qu'elle ne trouvera aucune solution en dehors de la sortie de l'euro. La solution envisagée au plus haut niveau et dans les cercles économiques serait une sortie de l'euro suivie d'une dévaluation, seule capable d'apporter un bol d'air à l'économie italienne.

Quelle seraient les conséquences et l'impact d'une telle politique ? Les économistes nous expliquent qu'au niveau de la dette, l'Italie aurait bien sûr encore à supporter sa dette, mais cette fois-ci exprimée en lires. La dette italienne, devenue insupportable, serait donc exprimée dans une devise sur laquelle elle aurait un contrôle total et sans avoir à compenser les créditeurs.

Notons au passage que les Italiens ont un des taux d'épargne les plus élevés d'Europe et que la maturité moyenne de la dette italienne est relativement faible: 5 ans. Les économistes ont donc indiqué qu'une stratégie intelligente serait pour le gouvernement Italien d'allonger la maturité de la dette à 10 ans avec un coupon de 3.5 %, avant une sortie de l'euro et une dévaluation. Voilà qui permettrait de progressivement régler le problème de la dette, ce qui se traduira à court et moyen terme par une augmentation des exportations, des investissements, et donc de la croissance et de l'emploi.
 

Les études montrent que le prix à payer pour une telle dévaluation après la sortie de l'euro serait probablement une inflation avoisinant les 4 % par an, ce qui est tout a fait supportable.

 

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