L'arrogance de Barroso à l'Assemblée Nationale : l'Europe dont nous ne voulons plus !

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Le président de la Commission européenne, Jose Manuel Barroso, est donc venu cet après-midi au Palais Bourbon faire la leçon aux Français qui ont osé dire NON à la Constitution, et qui de surcroît osent protester contre les directives dockers et Bolkestein...

Comme à son habitude, le président Barroso s'est montré arrogant et sûr de lui, fustigeant les opposants à la Constitution, devant un parterre de députés complaisants dont l'écrasante majorité avait fait campagne pour le OUI.

A voir les réactions de ces députés, pleins d'admiration pour Barroso, on comprend qu'ils n'ont pas encore ravalé leur rancoeur. Le président de la Commission parlait, et les voilà béats en train d'applaudir ses leçons de libéralisme appliqué...

Un pays dans lequel la représentation nationale, dans sa très grande majorité, bafoue aussi explicitement le choix du peuple souverain peut-il vraiment se dire démocratique ? Jusqu'où nous entraînera la fascination idéologique de nos pseudos "élites" pour cette Europe de la concurrence effrénée, des lourdeurs et de l'inaction ?

Au delà de son non-fondement économique, l'euro incarne de façon paroxystique cette Europe antidémocratique, celle de l'arrogance dont nous ne voulons plus. Les urnes ont clairement parlé, en France comme aux Pays-Bas. Et dans nombre de pays privés de référendum, le message aurait été le même.

Si les représentants de la nation ont décidé de passer outre le choix des Français et de déclarer la guerre au peuple, nous courons les plus graves dangers. Pour éviter cela, il est plus que temps que les thuriféraires du OUI, censés avant tout défendre l'intérêt général, se rangent du côté de la démocratie et retrouvent la raison.

Il est de la même manière plus que temps que le désarroi des Français et des économistes face à l'euro soit entendu. L'heure n'est plus à l'arrogance et au ressentiment, mais à l'action, au moment où la zone euro s'englue dans la non-croissance, le chômage et la précarité.

 

 

 

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